Billets d'humeur

mar, 2016-09-20 16:06 -- ALIX

Sont publiés ici les textes ou billets d'humeur que les membres de OLD'UP souhaitent partager ! Bonne lecture !
Tous les billets figurent en bas de page en pdf imprimables.
 
Vous aussi... pouvez écrire et être publié...à envoyer sur  contact@oldup.fr
Vos billets d'humeur seront les bienvenus !
 
A lire aussi :
- en page d'accueil : des témoignages de membres,
- dans la page NOS GROUPES : des témoignages concernant la participation aux groupes de parole de OLD'UP,
- dans la page ACTIONS DE TERRAIN : quelques billets publiés en réaction aux évènements du... terrain.
- dans la PAGE D'ACCUEIL (en cliquant sur OLD'UP en haut de page) carré "des livres, des sites" : http://www.oldup.fr/content/des-livres-et-des-sites : l'avis de lecteur de OLD'UP à propos de livres qu'ils ont lus et qui les ont fait réagir.
 
 
Des billets de ... bonne humeur, d'avenir, humeur poétique, zoologique, réflexive, verte, joyeuse, vagabonde, légère, grave, philo, contemplative...
 
 
> décembre 2018 : billet d'humeur de rêve de Claude Caillart.  claude.caillart@orange.fr   Groupe-atelier "Jouer avec les mots"
Ecrire peut répondre à des questions étranges, qui se détachent de l'ombre, s'envolent, et s'y reposent. L'autre nuit, par exemple, les lettres U et P défilaient dans ma tête en colonnes. Utilité et Plaisir, Utopie et Paradoxe, Unicité et Pluralité, Univers et Partage. Pourquoi vint le sommeil, après ce défilé ?
Dans l'entre-deux, mon grand-père s'était manifesté : il se disait inquiet devant le développement des hold-up, dans son journal. Il prononçait Old-Huppe: ayant côtoyé des Anglais pendant la Grande Guerre, il prétendait savoir l'anglais. Nous étouffions de rire, et plongions sous la table pour cacher nos doutes moqueurs.
Je vis alors des oiseaux s'envoler, des huppes, des hérons, des roitelets, crânes crêtés de plumes.  Derrière eux, des ombres s'agitaient, toutes têtes huppées. Riquet-à-la-Houppe, Tintin et sa houppette, Donald Trump et son gros toupet jaune, teinté de frais. Ces ombres parlent à tous, huppés ou pas, plus ou moins privilégiés, d'un rang social plus ou moins élevé, de culture étalée du traditionnel solide  ou moderne liquide. Bien dans leur peau,  ils survivent au temps qui passe, et continuent.
Proche de l'éveil, j'en vins à me demander si nous pouvions nous considérer, au sein de OLD'UP, comme des Vieux Huppés, ou pas ? La question, insolite, sème le doute ; et le doute doit mener à la vérité. Je suis peut-être seul à me l'être posée, mais elle doit inciter chacun à y apporter sa propre réponse. Je caresse l'espoir de lire les écrits de ceux qui m'entendront.
 
 
> novembre 2018 : billet d'humeur des participants du groupe "Au fil des lectures" à propos d'un livre différemment apprécié dans le groupe AU FIL DES LECTURES en novembre 2018. "Un monde à portée de main" de Maylis de KERANGAL, Editions Verticales août 2018...UN ROMAN, UN AUTEUR : 
Une fille comme il faut s’immerge dans une école en trompe l’œil… Un chantier à droite, à gauche dans la solitude. L’écriture est inégale, les poncifs ne sont pas loin…
Maylis de Kérangal continue de nous instruire… : ici la technique du trompe l’œil, Paola est notre initiatrice… Le lecteur apprend l’art de l’illusion…. Style ramassé, visuel, avec quelques effets littéraires  étonnants. Je suis entrée avec gourmandise dans ce roman profond et ambitieux… J’ai apprécié le style très travaillé, les phrases longues compliquées… comme le travail qu’elles décrivent. Le livre est surement une performance littéraire, mais on reste toujours à côté…
 
 
> novembre 2018 : billet d'humeur interrogative ... un lien  vous permettra de lire un article ( en anglais) du NYTimes très illustré (les photos sont "parlantes") sur Zora  le robot. La chorégraphe Bianca Li donne régulièrement des représentations de son ballet ROBOTS avec ces robots plutôt expressifs. Dans le NY Times, il s'agit du robot ZORA qui accompagne des personnes âgées...affaire à suivre...
https://nyti.ms/2zpOnec?smid=nytcore-ios-share
 
 
> novembre 2018 : billet d'humeur " Humeur égoïste anti-nombrilisante" de Claude Caillart.
A l'écart des adorateurs  de leur nombril, le confondant parfois avec celui du monde,  je  garde le mien caché. A propos de nombril,  je me souviens d'une chanson des Frères Jacques :
 "Et nul, en la voyant , simple, lever son verre,/ n'aurait pu se douter que l'accorte commère/ avait le nombril en forme de 5".
Mon nombril, lui, n'a pas de forme particulière, que je sache : ni chiffre, ni lettre. J'ai l'ombilic discret, éloigné des egos qui s'exhibent. L'orientation des nombrils est tellement difficile à comprendre : du centre vers la périphérie, du présent vers l'avenir, dans le sens de l'histoire - ou le contraire ?
Chateaubriand disait, de son ami Joubert : "C'est un égoïste qui ne s'occupe que des autres".
L'ami lui répondait : "Ce pauvre Chateaubriand, il n'écrit que pour les autres, et ne vit que pour lui. Il ne songe point à se faire approuver, mais à se contenter".
On voit ici que les nombrils de  deux amis peuvent avoir des orientations différentes, ou ne pas tourner dans le même sens. Sens horaire, dit rétrograde, orienté vers le vieillissement, pour Joubert ; sens direct, contraire à celui des aiguilles d'une montre, vers le passé revisité , pour Chateaubriand. Joubert, en vieillissant, avance vers la sagesse :
"Les forces des vieillards se retirent dans leur esprit.
Le soir de la vie apporte avec lui ses lumières.
La fin de la vie est amère. On meurt peu à peu.
On rêve d'une survie dans la mémoire des autres".
Ses pensées s'envolent dans un rêve modeste, alors que les "Mémoires d'outre-tombe" s'enfoncent dans la mélancolie, le "gémissement sur lui-même", et la vanité sans mesure. Joubert est un bon compagnon de lecture. Chateaubriand est excellent pour s'endormir.
 
 
octobre 2018 : billet d'humeur " contemplative d'un membre de l'atelier-groupe Bulle de mémoire.
"Je me souviens d'un voyage à Nantes, en contemplant  la Loire. Une pause, une disponibilité, un vide ... un accueil. Recevoir.
Je suis assise sur un banc, quelqu'un que j'aime à côté de moi, face à la Loire.
Un mouvement calme se devine, indique la marée descendante.
Le ciel immense, plein de douceur ; l'eau bouge, la couleur change, avec des nuances variées.
Un oiseau se pose sur l'arbre en face de moi  - clic, clac, clic -, il cisaille les exrêmités des branches qui tombent dans l'eau. Parfois, il cisaille la ramure sur laquelle il est posé, mais il se laisse aller sur un étage inférieur.
Sa tâche finie, je repars dans ma contemplation, et me sens attirée par la majesté de ce fleuve ,  qui accepte d'être aspiré par l'estuaire ?
Et s'il me montrait le consentement à ce qui est à vivre?
 
> octobre 2018 : billet d'humeur "philo" de Paule Giron.  Le jour où j’ai appris à vivre de Laurent Gounelle, Editions Kero.
Jonathan est un homme comme tout le monde. Un américain qui vit vite et à la surface des choses. Ca ne parait pas lui poser de problème, tout le monde est comme lui. Jusqu’au jour où une “diseuse de bonne aventure“ lui propose de lire dans les lignes de sa main. Jonathan s’en amuse, il ne croit à rien de ces sornettes. Elle prend sa main, blêmit soudain, lui rend cette main et se sauve en courant. Elle ne veut pas lui dire ce qu’elle a vu. Jonathan agacé tente de la rattraper, mais rien n’y fait. Mais impossible d’oublier ce qu’elle avait à dire, il est habité par ce regard inquiet, imagine tout et n’importe quoi. Ne rien dire et s’enfuir c’est pire que de déclarer : “Vous serez mort demain“ !
Jonathan est mal, très mal, il ne sait à qui en parler. Quand il se souvient alors de sa Tante Margie, une vieille dame intelligente et perspicace qu’il a négligé depuis longtemps. Elle habite dans les hauts de Monterey (Californie) une maison en pleine nature loin de ces cités qui vous stressent. Déposant son malaise dans les mains de Margie, elle va dès lors entreprendre avec lui une de ces “thérapies sauvages“ qui va lui faire toucher du doigt l’inanité de sa vie. Margie est une initiatrice. Elle apprend à Jonathan comment redécouvrir la vie sous tous les carcans qui l’étouffent. Passionnant. Juste. Bien vu. Un récit de renaissance comme on aimerait en lire plus souvent.
                                            
                                                                                                            
> octobre 2018 : billet d'humeur de Paule Giron : C’est l’actualité qui veut ça : me voilà encore une fois obligée de vous parler de transhumanisme.
“Leurre et malheur du transhumanisme“ d’Olivier Rey (Desclée de Brouwer) enfonce suffisamment le clou pour que nous soyons obligés de regarder tout cela en face sans guère de possibilité de nous dérober. Au lieu de nous parler des prouesses techniques qui nous attendent pour produire “l’homme augmenté“ il nous parle de nous. Et là, plus de fuite possible. Olivier Rey nous montre à quel point nous sommes dans ce “ fantasme mégalomaniaque et infantile “ comme il le nomme : Lisez plutôt !  Il cite ces jeunes drogués à la  Ritaline (une substance fort bien vue par les amateurs d’augmentation des facultés mentales). Il explique que ces étudiants, pour suivre des études de plus en plus prégnantes sont obligés d’en prendre s’ils veulent rester compétitifs. Il interroge les facultés humaines “naturelles“ de plus en plus obsolètes avec tous les gadgets  divers qui ont réponse à tout et “pensent“ à votre place. Il s’interroge sur ce qu’est en train de devenir  l’homme qui apparait plus diminué qu’augmenté par les techniques offertes. En faisant un état des lieux, Olivier Rey ne voit pas comment l’homme peut s’en sortir autrement que par une “sortie de route“. Laquelle ? Tout, actuellement convergeant vers de plus en plus de dépendance.     A lire absolument si nous voulons rester responsables.
 
 
> octobre 2018 : billet d'humeur reconnaissante de Claude Caillart.
Humeur reconnaissante d'un portrait reconnaissable... Ami des "Amis d'Hubert", j'ai reçu un portrait en cadeau, témoignage d'un entretien de connaissance mutuelle :
"Des mots sortis de la mer,
Certains avaient pris l'eau.
Sautant de la vague à l'âme,
Tantôt en bas, tantôt en haut.
Mal de la mer mène à la terre ;
Mal à la tête, regarde en l'air.
La Voie lactée les réunit :
Scintillants, immobiles."          Je m'y suis senti reconnu. PS : Je vous recommande d'aller voir le site suivant :  https://www.lesamisdhubert.com  
Le loisir à la maison entre Générations.
 
 
> octobre 2018 : billet d'humeur maniaque de Claude Caillart
Dans le programme du colloque d'avril, une table ronde tournait autour des nouveaux nonagénaires, des "Très Grands Vieillards",  développement français de l'abréviation "VOP".  Les TGV ayant pris du retard cet été, et avant la publication des actes du colloque en novembre, j'ai ruminé dans le TGV, en regardant passer ces VOP, acronyme de "Very Old People". Quelle autre relation possible entre certains "Très Grands Vieillards" et  de vénérables eaux-de-vie ? Aucune, à première écoute, nous répond l'emballage des Carambar, puisqu'on peut à la fois entendre "Vieillard Maniaque" et "Vieil Armagnac", et qu'un Armagnac de qualité, vieilli en fûts, est estampillé VSOP, (Very Special Old Product). Mais comment éviter d'être qualifié de "Vieillard Maniaque" Special, sans se priver de déguster un "Viel Armagnac", eau de vie goûteuse s'il en fut ? Peut-être en buvant également un peu d'eau, mais avec modération, sauf par temps chaud.
Si ma manie de jouer avec les mots de l'eau vous a agacé, tant pis : je boirai un verre à votre santé ; cheers !
 
                                                                                                 
> octobre 2018 : billet d'humeur de Paule Giron : C’est un petit bijou que ce livre-là. Un cadeau du ciel venu pour mettre un peu de lumière dans nos aveuglements. Un livre très court, sans histoire, juste ce qui est dit est dit, rien d’autre à ajouter.  Je parle de “L’éloge de la faiblesse“ d’Alexandre Jollien (Editions Marabout). D’un trait de plume à la fois laborieux pour la main et fulgurant par l’esprit, Alexandre plonge son regard dans le monde des soignants ! A travers un dialogue imaginaire avec Socrate, il raconte la….non relation aux thérapeutes de son enfance. A quel point ceux-ci, croyant bien faire, sont à côté de la plaque. Deux mondes se font face : le handicapé et le soignant. Celui-ci, enfermé dans le monde des “normaux“ n’a pas accès au monde du “souffrant“. Il en reste à la surface des choses, il théorise, il discute des heures avec ses pairs du bien-fondé de la thérapie et se réfugie dans un inutile savoir quand l’autre attend de l’empathie, une relation qui “ait du cœur et du corps“ et pas de la charité seulement.
 Alexandre ne dénonce personne, il n’en veut à personne. Il constate juste l’échec relationnel des uns avec les autres. Ce livre est à méditer chez tous les “normaux“, parents, psys, familles ; en refermant le livre j’ai pensé à Winnicott, psy célèbre qui disait :“’j’ai tout appris de mes patients“. S’il tombait aujourd’hui sur ce livre, il verrait que l’auteur, handicapé majeur, est un maître pas un soigné.
                                                                                                                                             
 
> septembre 2018 : billet d'humeur ...intérêt suscité par 
un document publié à l’issue d’assises par la Fondation Médéric Alzheimer. "Trois chantiers pour 2030 concernant cette problématique médicale mais aussi sociétale, familiale : Organiser la prévention /  Améliorer l’accompagnement / Bâtir une société inclusive" soit 39 pages, articulées en 12 défis. La Présidente de la Fondation Médéric Alzheimer, Hélène JACQUEMON,  présente ce document à trouver en cliquant sur ce lien  www.fondation-mederic-alzheimer.org
 
 
> septembre 2018 : billet d'humeur " Sortie" de Marie-Claire Chain
 Rentrée à Paris, j’ai pu voir l’excellent spectacle adapté de "l’Angoisse du Roi Salomon" de Romain Gary (Emile Ajar). Ce spectacle est une ode à la vieillesse et à l’amour de la vie ; joué par Bruno Abraham Kremer et adapté par Corine Juresco et Bruno Abraham Kremer. Cette pièce dure 1h 30, se joue à 19h avec virtuosité. Elle nous entraîne sur les trottoirs d’un Paris populaire de la rue du Sentier aux Champs Elysées.On rit, on est ému, bref, jubilatoire et optimiste finalement donc stimulante pour une bonne rentrée. 
« C’est l’histoire de Salomon roi du pantalon octogénaire, raconté par Jean , chauffeur de taxi,25 ans et de sa rencontre miraculeuse avec cet homme  « .. J’ai l’intention de vivre vieux, qu’on se le tienne pour dit ». 
A voir avant le 21 octobre. Le Lucernaire, 53 rue Notre Dame des Champs. Réservation par téléphone 01 45 44 57 34. Du mardi au samedi 19h. Dimanche 16h.
 
 
>  septembre 2018 : billet d'humeur " d'un membre de OLD'UP Marseille le Dr Roger Vigouroux : Old ‘Up! Les Ainés. Debout!
 Ne pas rester en dehors! Impressions après une riche fin d’après-midi :
 -   D’abord se retrouver, retrouver des visages que l’on n’a plus revus depuis si longtemps : dix ans ? Vingt ans ? Trente ans ? Que sais-je ? Des visages qui font penser à tous ceux qui ont disparu, disparus, certes, mais pas dans le brouillard de l’oubli.
- Ne pas rester en dehors, ne pas être seulement spectateur de sa vie, de celle des autres, de celle de notre société !
Dans les cultures tribales, l’ancien était considéré comme le sage. On venait lui demander  conseil. Parfois, il arbitrait un conflit, car, sage parmi les sages, il apaisait, réconciliait, indiquait quelquefois le chemin.
Dans cette culture, je n’ose pas dire cette civilisation, il est trop souvent un « has been », celui qui a été.
Certes, le monde à changé : il y a les technologies nouvelles, l’informatique, la physique quantique ; pour certains le cerveau artificiel se profile à l’horizon. Il y a surtout les big-data, les statistiques, maîtres du monde, incontournables, qui indiquent les routes à suivre, au-delà de ceux qui essaient encore de penser, de gérer en fonction de ce qu’il y a d’humain en eux, la créativité, l’intuition, la raison… Retour aux philosophes ?
Que l’on songe un instant à des maîtres comme Einstein, qui, il y a plus de cent ans, ont refondu la physique…
Au- delà des « étants » que nous sommes, que nous avons été, que nous serons, il y a l’Être. Rester digne à notre place, mais pas à celle que l’on veut nous attribuer : des retraités inutiles, dévoreurs de pension.
Nous avons travaillé, pensé, imaginé le monde d’aujourd’hui. À tous celui de construire le monde de demain, à nous de continuer à participer à cette tâche.

 
 juillet 2018 : billet d'humeur siesteuse de Claude Caillart :  Songe d'un midi d'été
Autour de midi, je cherche l'ombre et la fraicheur d'un arbre.  Détendu, je m'endors sur l'herbe, à l'abri du soleil, bercé par les cigales. Archimède m'interpelle. Comme lui, j'éprouve une intense satisfaction en sortant de l'eau,  répétant son  savant principe  : "Tout corps plongé dans un liquide est soumis à une poussée de bas en haut, égale au poids du volume d'eau déplacé".  Un autre principe, plus pragmatique, émerge en ma mémoire : " Tout corps plongé dans un liquide, s'il ne  remonte pas au bout d'un certain temps, peut être considéré comme perdu ". Je ne suis donc pas perdu. Un  principe poussant l'autre, celui de  la chute des corps  me réveille : je reçois un abricot bien mûr sur le nez, confirmant que j'étais précisément sous la verticale du fruit. Après avoir quand même dégusté l'abricot, et m'être débarbouillé le  museau, je me replie sous un parasol. Son armature tend et soutient  une large peau protectrice. Je replonge dans une rêveuse somnolence, sous cette toile, déployée comme un parachute, ou comme une pieuvre  étalant ses huit tentacules.
Je me rêve entouré de naïades, qui  gambadent en cahotant, plus si droites mais pas si raides. Les unes soutiennent les autres . Certaines se tiennent au mât du parasol. D'autres semblent marcher sur les eaux ! Elles tombent, elles se relèvent, la tête haute et claire, en souriant. Plus loin, les dieux couchés somnolent, ménageant leurs genoux fragiles, leurs mollets amollis, leurs chevilles rouillées. Ils laissent  travailler librement leur cerveau . Comment les hommes peuvent-ils progresser vers le haut, alors que la chute les guette ?  Qui va les guider ? Les maîtres du management anglo-saxon, peut-être, alternant Up-Down et Bottom-Up ? Les praticiens scandinaves, qui prétendent  renverser la pyramide hiérarchique, et la faire tenir sur la pointe ? Ou alors les idéologues chinois - le Tao revu par  Mao -, proclamant "Que fleurissent les cent fleurs, que cent écoles rivalisent". Le chaos n'est pas loin. Ou Old Up ?
Imperturbable, Apollon  poursuit sa course, penchant désormais vers l'horizon. Le passage au méridien est franchi, l'éveil est proche. A la somnolence,  dans la position du vieux rêveur couché,  va succéder bientôt le retour à la verticale, après une nouvelle immersion.
Note : toute interprétation sauvage de ce rêve n'engagerait que son auteur.
 
 
 juillet 2018 : billet d'humeur OPTIMISTE ! de Paule Giron : 
Si, si, ça peut aider, quand on vieillit de savoir que l’on n’est pas forcément menacé de démence sénile. La revue “Le cercle psy“ ne nous promet rien mais elle rapporte qu’une étude a été faite à l’Ecole de Santé de Yale (E.U.) qui s’est penché sur les croyances sur le vieillissement. Conclusion : Génétiquement, tout le monde peut être concerné par la démence sénile mais on observe que ceux qui savent “vieillir heureux“, avec pensées positives, joie de vivre et sérénité, déjouent les pièges de la génétique. Pourquoi ? Parce que moins de stress chez les optimistes que chez les jamais contents de rien.
L’étude précise qu’il est au moins aussi important de se focaliser sur les facteurs de risques connus (le tabac, l’alcool etc…) que sur l’humeur plus ou moins joyeuse du comportement. Autrement dit , les causes de la démence sénile ne sont pas forcément extérieures, elles  concernent la “qualité“ du comportement du sujet.
A bon entendeur … !
                                                                                                  
>  juin 2018 : billet d'humeur de Paule Giron : A propos des Générations X, Y et Z 
Dans la revue «Famille et éducation » je relève un amusant recensement des générations auxquelles on a attribué des lettres pour les estampiller générations X, Y, Z et après ?
A savoir, pour nous tous qui avons des descendants, que :      
- La génération X, née entre 1965 et 1979, est celle qui a connu le chômage, le sida, les divorces, la fin de la guerre froide. Ils ont grandi avec le walkman, le CD, le magnétoscope et les ordinateurs à la maison.
- La génération Y (de1980 à1994) ont vécu le 11 septembre, la crise financière, l’économie collaboratrice, le réchauffement climatique, Erasmus. Ils ont grandi avec Internet, les S.M.S., le DVD, la playstation.
- Les Z (de 1995 à 2009) vivent les attentats, l’ubérisation, une crise qui dure. Ils grandissent avec la tablette, le smartphone, les applis, les selfies, le replay, les réseaux sociaux.
- Les Alpha (nés entre 2010 et ….) : ils vivront une planète abîmée, un avenir incertain mais riche d’opportunités. Ils grandiront avec les objets connectés, l’I.A., la robotisation. Cette génération va hériter de la lourde tâche de réparer le monde.
On pourrait peut-être les aider un peu plutôt que de leur coller tout sur le dos, non ?
 
 
>  juin 2018 : billet d'humeur, à nouveau, zoologique de Paule Giron 
Vous saviez ça, vous ? Que l’on trouve quelques renards dans le Bois de Boulogne et une bonne cinquantaine dans le Bois de Vincennes ?
Vous saviez que les hérons qui volent au-dessus de Paris, viennent pêcher dans le canal de l’Ourcq ?
Vous saviez que l’on peut voir des faucons pèlerins planqués sur la cheminée Beaugrenelle, dans le XVème ? Et que le troglodyte mignon, l’un des plus petits oiseaux d’Europe peut vous rendre sourd tant son chant est puissant «s’il se trouve à 1 mètre de vous, il peut faire autant de bruit qu’une tondeuse à gazon de 97 décibels» Où se trouve-t-il ce bruyant petit oiseau ? A Vincennes !
Saviez-vous que l’une des dernières portées de renardeaux a été repérée ? Au cimetière d’Ivry ?  Dieu ô combien tranquille pour mettre bas sans stress !
Si vous voulez découvrir le plus insolite de Paris intra-muros, lisez «Sauvages et urbains. A la découverte des animaux dans la ville» de Xavier Japiot chez Arthaud. Rafraichissant.
 
 
>  juin 2018 : billet d'humeur légère, à tendance visionnaire, de Claude Caillart : Pour une vision partagée.
Pour vérifier si votre vision est correcte, consultez notre site . Arrivés à l'accueil, si vous trouvez des guillemets, ouvrez-les, puis lisez : si la vision affichée manque de clarté, si elle est floue, prenez le temps nécessaire pour accommoder.   Si vous avez le sentiment d'appartenir à "un réseau d'échanges, d'actions et de recherche"? vous êtes bien, dans la vision commune. Vous pouvez encore améliorer votre vision, et l'affiner. Si vous allez aussi consulter le site d'une proche association, vous trouverez une formule plus expressive, même si elle témoigne d'une réflexion circulaire qui peut vous laisser perplexe : "Un mouvement de réflexion pour une réflexion en mouvement ".
Comment, nous, mieux annoncer notre dynamisme créateur  ? Notre U et notre P du UP, notre désir d'être Utile à la société, et de Partager un certain Plaisir d'exister?  Comment donc qualifier notre réseau ? Participatif, évolutif, inventif, créatif - pourquoi pas ? Agentif, intellectif - trop cognito-psycho ? Organique - trop bio? Exprimez-vous : où vous sentez-vous le mieux visible ? Vous pouvez  formuler votre point de vue personnel, mais évitez "En marche" ou "Nuit debout", déjà utilisés par d'autres groupes.
Notre vision mériterait d'être plus clairement identifiable et projetable, cohérente avec la mission affichée comme nôtre : Donner du sens et de l'utilité à l'allongement de la vie . Donner et recevoir : cruel dilemme, soluble uniquement dans l'échange et le partage. Sur le site de l'association citée plus haut, leur mission est formulée de manière aussi claire que la notre, en quatre points : Chercher le sens - Se tenir à jour - Être utile - Vivre son âge.  OLD'UP pourrait y trouver une communauté d'action. Pour conclure et sortir de ces guillemets, je propose d'abord leur suppression, pure et simple. Mais pour partager une vision commune, c'est à vous de vous exprimer pour lui adjoindre une qualité significative.
Si vous restez silencieux, ou si votre vue a baissé, il suffira à la rédaction d'augmenter la taille de la police (de caractère).

 
juin 2018 : billet d'humeur joyeuse de Paule Giron. Rencontre à « Franprix »
Une dame me passe sous le nez à la caisse, puis voit mes cannes et dit :
« - Excusez-moi, je n’avais pas vu que…
   - Je vous en prie, dis-je, avec un grand sourire, j’ai le temps !
   - Eh bien, dit la dame, c’est pas souvent qu’on entend ça ! Le temps, personne ne l’a jamais !
   - Si, dis-je, les vieux. Attendez la retraite vous allez voir (la dame a cinquante et quelques années ».
    - Ca aussi, je ne l’entends pas souvent. La retraite elle nous fait peur.
    - C’est dommage parce que c’est délicieux, la retraite.
Terminant sa mise en sac et son règlement, la dame, hilare, dit : Merci, merci,  on n’entend jamais ça.
Alors, à vos marques, les vieux, faites sourire les jeunes,  ils auront moins peur.
 
 
> juin 2018 : billet d'humeur verte de Paule Giron. Un polar, cela vous tente ?
Mais pas n’importe lequel ; un polar planétaire signé Jacques Attali qui ne pouvait s’appeler que « Meurtres en toute intelligence » (Fayard) et qui se passe dans les hautes sphères des pouvoirs internationaux. Pour qu’Attali nous propose c’est évidemment qu’il a quelque chose d’important à nous dire. Au lecteur de découvrir à travers une enquête étourdissante les dangers, que l’auteur veut nous montrer du doigt, d’une humanité devenue esclave de ses promesses technologiques et ivre de sa propre intelligence. Ivresse qui  pourrait mal finir…..
 
 
> juin 2018 : nouveau billet d'humeur verte de Paule Giron. 
Quand l’humanité se raccroche aux branchesNous avons déjà parlé, dans ces billets d’humeur, des arbres et de leurs étonnants pouvoirs. «Penser comme un arbre » de Jacques TASSIN (Odile Jacob) reprend ce thème pour notre plus grand bonheur. Il nous fait partager sa science, son amour, son infini respect de l’arbre. «L’arbre, dit-il, semble vouloir s’adresser aux grands primates irrévérencieux que nous sommes devenus. Des primates perdus au bord du chemin pour avoir sottement oublié qu’ils vivaient sur la planète des arbres ». Rafraîchissant-Revigorant-Oxygénant
 
 
 > mai 2018 : billet d'humeur vagabonde de Claude Caillart..
Comme certains Vieux-Debout, je préfère faire quelque chose, plutôt que rien. Parfois, je suis contraint à prendre du temps pour ne pas le perdre. Il m'arrive de vagabonder sur le site Old Up. Je passe d'un carré à l'autre, je clique, je gambade, je vaque ; je me demande pourquoi tel mot, à tel endroit, ou à tel autre. Je reviens au rond du logo sans avoir toujours la réponse.
Ainsi chacun peut lire, tout comme moi, que le pluriel des Générations, celles des vieux-debout, tend vers le singulier. Alors que le pluriel figure dans les Statuts, antérieurs,  le singulier apparaît dans le Règlement intérieur, ultérieur. Etonnement, surprise, interrogations : Qui croire ? Que croire ? Au fil des ans, les générations progresseraient-elles vers l'unité ?
Des générations, l'une croît, l'autre s'efface, chantait déjà Homère (Illiade VI, 149). Les feuilles de l'arbre apparaissent, puis disparaissent. Les unes poussent,  bien parties pour remplacer les autres, destinées à tomber tôt ou tard. Des feuilles de générations différentes coexistent sur un même arbre. Belle image à méditer, à loisir.
Une génération, c'est un ensemble d'individus engendrés à la même époque ;  c'est aussi l'action d'engendrer, de créer. Si les statuts ont retenu le pluriel, c'est qu'il y avait manifestement plusieurs ensembles, liés à l'histoire, à des passés différents, à un avant-guerre, et à un après-guerre - entre autres différences. Si notre raison d'être, notre philosophie, notre esprit, c'est de contribuer activement à la création d'un nouvel ensemble d'individus, celui des Vieux-Debout, un singulier me semblerait unifiant et signifiant.
Oser le regroupement des générations pour n'en faire qu'une?  Les réunir en une seule,  pour mieux les rassembler? Supprimer le pluriel ancien, pour générer du singulier nouveau?  Comment  régler cette importante question ?
Ce billet est un  aveu de douloureuse impuissance. Pris en flagrant délit de vagabondage sur un site d'accès libre, je plaide coupable. Sautant de carré en carré, je tourne en rond. J'attends avec sérénité les arguments des lecteurs, et le verdict bienveillant du jury.
 
 
> mai 2018 : billet d’humeur pensive de Paule Giron  
Un homme : Denis Olivennes. Pas vraiment réac, pas vraiment « beauf », pas vraiment inculte, ni passéiste, ni, ni, ni. Ancien directeur du Nouvel Observateur, mari de Madame Inès de la Fressange, assez peu « has been » elle-même.
Cet homme brillant, grand amoureux de la France, nous fait à la fois partager cette passion et son inquiétude dans un livre à ne pas manquer :« Mortelle transparence » écrit en collaboration avec Mathias Chichportich (Albin Michel).  
«Je suis moins pessimiste que mes enfants sur l’avenir de notre pays », dit-il mais je me demande où nous mènent les nouvelles technologies ? Ce désir fou de transpa-rence façonne une étrange société de l’ego qui nous suit, nous exhibe, nous scrute, en toute circonstance. La tyrannie de la vertu, la dictature de la bien-pensance, la primauté de l’émotion immédiate, voilà où peut nous conduire ces nouvelles techno-logies si elles ne sont pas encadrées.
Une réflexion qui vient à point nous inviter à prendre du recul face à des techniques qui n’ont que trop tendance à nous fasciner alors qu’elles demandent à être « manipulées avec précaution ».
 
 
> mai 2018 : billet d’humeur de Christine Paisant.
J'aime beaucoup ce texte de Jean d'Ormesson  "Train de ma vie"…
A la naissance, on monte dans le train et on rencontre nos Parents. On croit qu'ils voyageront toujours avec nous. Pourtant, à une station, nos Parents descendront du train, nous laissant seuls continuer le voyage.
Au fur et à mesure que le temps passe, d'autres personnes montent dans le train. Et elles seront importantes : notre fratrie, nos amis, nos enfants, même l'amour de notre vie. Beaucoup démissionneront (même éventuellement l'amour de notre vie), et laisseront un vide plus ou moins grand.
D'autres seront si discrets qu'on ne réalisera pas qu'ils ont quitté leurs sièges.
Ce voyage en train sera plein de joies, de peines, d'attentes, de bonjours, d'au revoir et d’adieux.
Le succès est d'avoir de bonnes relations avec tous les passagers pourvu qu'on donne le meilleur de nous-mêmes On ne sait pas à quelle station nous descendrons, donc vivons heureux, aimons et pardonnons. Il est important de le faire car lorsque nous descendrons du train, nous ne devrons laisser que de beaux souvenirs à ceux qui continueront leur voyage. Soyons heureux avec ce que nous avons et remercions le ciel de ce voyage fantastique.  Aussi, merci d'être un des passagers de mon train. Et si je dois descendre à la prochaine station, je suis content d'avoir fait un bout de chemin avec vous.
Je veux dire à chaque personne qui lira ce texte que je vous remercie d’être dans ma vie et de voyager dans mon train.
Joli message à partager avec tous les passagers de votre train.
 
 
> mai 2018 : billet d’humeur «Transhumanisme» de Paule Giron. 
Oui, je sais, j’avais promis que je n’en parlerais plus (de transhumanisme) mais ce n’est pas de ma faute si l’on en parle beaucoup ces temps-ci. Il est vrai que, tout de même, l’affaire est grave puisqu’il s’agit ni plus ni moins que de la vie et de la mort avec une certitude : on a trouvé un méga-truc pour supprimer la mort. Normal, donc que chacun y aille de son couplet personnel. Convenez que l’affaire est grosse !
Donc, deux livres : « Au péril de l’humain » de Jacques Testard, le père du bébé-éprouvette qui est franchement contre et cite Anna Arendt : « Il se pourrait qu’on parvienne un jour à faire en sorte que les hommes soient immortels et que tout ce qu’on a pensé sur la mort et sa profondeur nous paraisse risible. Il serait aussi possible de dire que ce prix est trop élevé en contrepartie de la suppression de la mort »…et Testard de penser : « Si le sens de la vie est évacué au profit de sa  seule expansion, nous vivrons plus vieux ». Oui. Mais pourquoi ?
Le second livre « Aventures chez les transhumanistes » de Mark O’Connell (l’échappée belle) nous propose un voyage dans la Silicon Valley, là où vivent (à jamais !) les inventeurs de la vie sans mort. Il y entend des propos dont on ne sait plus très bien s’il faut en rire ou en pleurer : «La forme d’inégalité la plus extrême est sans doute celle qui oppose les vivants et les morts». (Il faudra que je pense à interroger sur ce point mes ancêtres !)
 -« Big brother n’est pas le grand méchant loup de l’histoire s’il nous protège de Daech ».  
-« Pourquoi ? parce qu’on envisage dans ce paradis du futur d’implan-ter des puces électroniques sur les migrants pour mieux les surveiller »…
« Si les gens veulent rester des singes, piégés dans un corps de merde, ça les regarde. Nous nous choisissons…la liberté »
A lire, à condition d’avoir un solide sens de l’humour doublé d’un aussi solide bon sens.
 
 
> mai 2018 : un billet d'humeur joyeuse de Paule Giron.
Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais je préfère les livres qui posent les bonnes questions aux livres qui ont toutes les réponses….
Le « traité de résistance pour le monde qui vient », de Bertrand Vergely (Editions.Le passeur) entend réveiller nos consciences à ce qu’il appelle un « post-totalitarisme » qui mêle consommation et idéologie de la « bien-pensance » comme «la réussite pour tous», « le mariage pour tous », l’égalité « pour tous », bref un bréviaire généralisé des bonnes intentions que l’on doit avoir quand on est moderne et «à la page » ! B.Vergely relève à juste titre que ces «vertus pour tous»paralysent les consciences en étouffant la pensée.
Et de nous inviter à réfléchir sur quelques questions en panne, comme :  Qu’avons-nous fait de l’amour ?  -Sur quoi repose notre pacte social ? - Quelle est notre conception de l’homme ?
Bonnes questions, non ? On a toujours intérêt à choisir des auteurs qui interrogent plutôt que ceux qui nous  plombent toute réflexion. A lire donc afin de ne pas mourir idiots !
 
                                                                                  
> avril 2018 : un billet d'humeur verte de Paule Giron.
Nous avons récemment parlé de l’intelligence des arbres, voilà qu’un livre nous propose l’intelligence des plantes (Albin Michel L’intelligence des plantes de Stefano Mancuso et Alessandra Viola). Plus de livres comme ceux-là nous apprendrons à nous, humains, bardés de certitude, que nous ne savons pas grand-chose de notre environ-nement le plus modeste, plus nous développerons un vrai sens écologique et remplacerons notre arrogance humaine par une vraie convivialité avec nos amies les plantes, lesquelles peuvent très bien vivre sans nous alors que nous ne pourrions guère survivre longtemps sans elles.
Un livre pour tous ceux qui aiment la vie et ont envie de la comprendre.
 
 
> avril 2018 : billet d'humour de Paule Giron.
 - Un petit-fils à son grand-père :  « L’ennui avec toi, Papy, c’est que tu mets « quinze plombes » pour faire dix mètres ! »
- Réponse du Papy dont les neurones sont beaucoup plus rapides que la marche : « Eh bien, tu vois, je suis plus rapide que je ne le pensais ! » 

 
  > avril 2018 : un billet d’humeur… réflexive de Paule Giron.
Beaucoup connaissent les travaux d’Hannah Arendt sur la «banalité du mal», où elle dévoile derrière le « monstre » aux crimes atroces, des camps nazis, l’absence de pensée, la «bêtise », la médiocrité humaine de l’exécutant de ces crimes. Daniel Zagury, psychiatre et expert aux grands procès criminels, reprend le thème d’Hannah Arendt dans son livre « La barbarie des hommes ordinaires » (Ed.de l’Observatoire). Où il démontre avec brio à quel point la vision d’Arendt est juste : qu’il s’agisse de crime passionnel, d’infanticide, de petit caïd qui tue pour un refus de cigarette, qu’il s’agisse des excités de Daesch ou de ceux qui participent à des génocides, tous les exemples cités démontrent, à la base, une absence de pensée, une vision étriquée de soi et du monde. Zagury explore la clinique de la banalité du mal et force est d’en conclure que tous ces criminels, loin d’être des pervers psychopathes relèvent plutôt de l’imbécilité courante, ordinaire, davantage de l’ordre du « pauvre type » que du monstre. Une réflexion instructive pour nous permettre de saisir le mal au-delà des superlatifs qu’on aime lui coller pour nous rassurer. A lire absolument.
 
 
> mars 2018 - Le billet d'humeur... zoologique de Paule Giron.
Pour se détendre, rire et apprendre : « La sagesse animale », Norin Chaï  Editions Stock
Le vétérinaire de la ménagerie du Jardin des Plantes nous raconte ce qu’il aime : les animaux. Il observe leur sagesse. Personne, chez eux ne tue pour tuer. Sauf les chimpanzés dont on apprend avec regret qu’ils sont les plus proches de l’homme ! Chez eux on se nourrit ou l’on se défend. Encore que l’on évite de tuer en se défendant. Le reste du temps, on gère les conflits comme les amours. Norin Chaï s’émerveille de la façon dont tous ces animaux ont une intelligence émotionnelle, une  intuition plus affinée que la nôtre et ce qu’il faut appeler un altruisme surprenant. Pas toujours mais souvent. Il cite l’histoire folle d’une enfant, malmenée par les gens du village qui veulent, alors qu’elle a 12 ans, la marier contre son gré. L’enfant crie, hurle, se débat. Un lion arrive, fait fuir tous ces prédateurs et monte la garde autour de l’enfant, en attendant que la police arrive. Norin Chaï n’est pas un rêveur utopiste, il pense que si le lion a agi ainsi c’est que les cris de l’enfant lui ont rappelé les cris des lionceaux en difficulté. Outre que cette lecture est instructive, elle est apaisante, infiniment rassurante. Il y a encore quelque part de la sagesse dans ce monde de fous. Dommage que ce soit ceux-là qui soient dans les zoos et les autres en liberté !...
 
 
> mars 2018 - Un poème d’humeur de Claude Caillart : Au revoir, la journée des femmes
Un bon jour, celui de la Femme ?    Jour de la Femme, honneur du jour,   Bonheur du jour. Du bon, du beau,   Jour du bonnet, bonnet de jour,   C'est bonnet blanc et blanc bonnet.   Sans bonnet, je gratte mon crâne.
Petite goutte que ce jour, dans l'océan de l'an qui fut,   De l'an qui fuit,   Depuis la nuit,   La nuit des temps.   L'océan va boire la goutte,   En attendant, encore  lointain,   L'an prochain.
Entre temps les jours vont passer,   Le jour des Vieux, le jour des Riens…   (Un très bon jour pour ne rien faire,   C'est la fête des bons-à-rien).   En attendant des jours meilleurs,   Pour le meilleur, il y a pire.   
Un jour de foire ? un jour de gloire ?   Le jour de gloire est dépassé.   Contre nous de la tyrannie   Du jour qui vers la nuit défile,   En route vers l'égalité,   La fraternité des femmes,   Et la sororité de l'Homme.
Droit devant, les nuits décroissent.   Devant le droit, ceux de la Femme,   Vont gagner de l'égalité.   Les droits acquis, jour après nuit,   Vont-ils enfin lui profiter ?   Jour d'honneur du calendrier,   Sera-t-il demain oublié ?
Ce jour honoré sans rime,   Ni raison,   Ni rime à quoi,   Ne rime à rien,   A quoi sert-il ?   Ce jour est bon,   Mais bon à rien.
 
 
> mars 2018 - 2 billets de bonne humeur et de lecture par Paule Giron.
Réjouissons-nous, les vieux qui ont souvent râlé contre les absurdités de l’Education Nationale et tous ceux qui, pendant 30 ans au nom du Progrès, n’ont cessé de dégrader l’institution jusqu’à produire des enfants qui lisent mal, écrivent mal, sont allergiques à tous texte qui ne parlent pas d’eux directement etc… etc… Un livre vient à point pour dénoncer et clarifier cet obscurantisme général contre lequel lutte notre nouveau ministre. Un prof du secondaire : une femme courageuse et lucide dénonce ce nivellement par le bas, l’absence des familles larguées, le sexisme, l’antisémitisme, le culte de l’individualisme.
A lire pour comprendre : « Génération ‘J’ai le Droit !’ » de Barbara Lefebvre, éditions Albin Michel. 
 
 
> mars 2018 - Un billet presque printanier d'humeur joyeuse par Paule Giron.
à propos d’un livre de Fabrice HADJADJ : « Dernières nouvelles de l’homme (et de la femme aussi) » (Ed. TALLANDIER).
Allez !  Promis, c’est la dernière fois que je parle transhumanisme, numérique et tutti quanti jusqu’à…la prochaine fois. Si j’en repropose une dose aujourd’hui c’est que là, c’est spécial. Figurez-vous que l’on rit, tout au long du livre, l’auteur se promène dans notre époque et dans le futur avec un œil de lynx mais qui saurait en rire plutôt que d’en pleurer. Jugez-en...POUR LIRE LA SUITE DE CE BILLET TELECHARGEZ LE PDF DE  MARS 2018 CI-DESSOUS. A lire absolument… Et pour info… Fabrice HADJADJ est intervenu cette année 2018 à la cathédrale Notre Dame de Paris pour le sermon du Carême.
 
 
> février 2018 - Un bref billet d'humeur rétro… tiré du Journal Notre Temps, par Françoise Sauvage.
Que se passe-t-il en mars 1968, année de naissance du magazine:
Recensement de la population, le cap des 50 millions de Français est franchi.
85% d'entre eux vivent sans téléphone!
Dans leurs logements, ils ne sont que 50% à posséder l'eau chaude et 35% le chauffage central.
Difficile à croire….
 
 
> 10 février 2018 - Un billet d'humeur de Paule Giron.
Paule Giron poursuit la réflexion à propos du "transhumanisme" :
Le journal « Libération » nous livre une interview d’un Californien peu ordinaire. Pensez donc ! A 44 ans, ce monsieur, d’origine Hongroise, s’est propulsé à la tête d’un parti politique transhumaniste qu’il a fondé en 2014. Non, vous ne rêvez pas. J’ai bien écrit « transhumaniste ». Il milite ces temps-ci pour devenir Gouverneur de Californie et promettre à ses électeurs potentiels de « dépasser la mort à l’aide de la technologie ». Non, vous ne rêvez pas. Il promet donc, d’ici une vingtaine années, (….) de faire de ses élus des « post-humains  fusionnés avec des machines » (sic). Il compte changer notre culture de la mort et notre vision du corps (resic). En assurant, on s’en serait douté, que notre avenir n’est pas biologique. Il trouve normal que « cet homme augmenté » qu’il compte bien voir éclore, se prendra, ça va de soi, pour un dieu puisqu’il se sera créé lui- même de bout en bout ! Il compte aussi rendre passible de prison quiconque s’opposera à ce projet technologique. Et il précise que seule, une fraction de la population (celle qui ne pourra pas payer, sans doute) aura le droit de procréer...POUR LIRE LA SUITE DE CE BILLET TELECHARGEZ LE PDF DE FEVRIER 2018 CI-DESSOUS.
 
 
> 2 février 2018 - Un billet d'humeur de Paule Giron.
Paule Giron à propos du "transhumanisme" :
Je regrette d’en remettre une couche mais c’est l’actualité qui veut ça.
Après le futur génie de Palo Alto dont j’ai rapporté les propos recueillis dans Libération, voilà que l’épidémie d’immortalité atteint Frédéric Beigbeder. Ca l’ennuie tellement de vieillir qu’il s’est imaginé cobaye, adepte de la grande Transformation qui l’empêchera de mourir (Une vie sans fin chez Grasset)....POUR LIRE LA SUITE DE CE BILLET TELECHARGEZ LE PDF DE FEVRIER 2018 CI-DESSOUS.
 
 
> janvier 2018 - Un billet d'humeur de Claude Caillart.
Claude Caillart propose pour ce début d'année un billet d’humeur qui est aussi une note de lecture :
Homo Sapiens, debout !
Après avoir difficilement digéré les deux pavés d’HARARI - Sapiens et Deus -, j’ai retrouvé l’appétit avec le nouvel ouvrage de DAMASIO. Après les classiques « L’Erreur de DESCARTES » et « SPINOZA avait raison », l’auteur publie « L’Ordre Étrange des Choses - Vie, Sentiment, et la Fabrique des Cultures », chez Odile JACOB. Antonio DAMASIO est médecin, professeur de neurosciences, de neurologie, de psychologie, de philosophie. Il dirige le Brain and Creativity Institute à Los-Angeles. Sa thèse est dense, puissamment argumentée, parfois difficile à suivre. Il réfute la théorie fantaisiste de l’Homo Deus, basée sur des affirmations erronées, tant sur le plan scientifique que sur le plan humain. Selon lui, les visions d’HARIRI sont sans saveur, et parfaitement ennuyeuses. Mais si cette projection cherche à nous terrifier, pour nous pousser à agir avant qu’il ne soit trop tard, DAMASIO y souscrit... POUR LIRE LA SUITE DE CE BILLET TELECHARGEZ LE PDF DE JANVIER 2018 CI-DESSOUS.
 
 
> janvier 2018 - Un billet d'humeur de Paule Giron. Pour commencer cette année 2018, Paule Giron poursuit sa réflexion sur un avenir "robotisé"... : La ligne jaune
Récemment, à OLD’UP, nous avons eu un séminaire sur les robots. Les robots tous usages. Cela nousa permis d’imaginer les futures maisons de retraite où, le personnel manquant de plus en plus, les robots pourront vaquer au milieu des vieux, sourire et offres de service aux lèvres pour le plus grand bien des usagers. J’ai pensé qu’après tout, un robot qui vous agace, vous le débranchez. C’est pratique. Ca l’est moins quand c’est une aide-soignante. En pesant le pour et le contre, pourquoi pas ? ... POUR LIRE LA SUITE DE CE BILLET TELECHARGEZ LE PDF DE JANVIER 2018 CI-DESSOUS.
 
 
Les billets d'humeur des premier et deuxième trimestres 2018 sont archivés ci-dessous par mois en pdf.
Les billets d'humeur des années 2016 et 2017 sont archivés ci-dessous dans un seul document pdf.

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Billets d'humeur
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