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Les modalités des réunions sont précisées par les responsables de groupe et /ou sur ce site quelques jours avant le regroupement. 

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- Nouvelles parutions OLD'UP : "Rencontres tardives" et "Fragilité et force du lien", à découvrir ici

 

THEATRE… en fin de parcours !

>>> Pllusieurs  membres de OLD'UP ont accepter de se produire pour "raconter" toutes les facettes de l’association lors des 50 ans de la Fondation de France, au Palais des congrès de Montreuil le 14 Novembre. La Fondation de France soutient OLD’UP depuis la création de l’association. La consigne de la Fondation de France était : proposer une forme ludique pour raconter OLD'UP. Voici le lien pour visionner  la vidéo :" Les vieux debout 2019 " sur You Tube   https://www.youtube.com/watch?v=HFfd7rWCP3c&t=7s
 
 
>>>LA MAISON DE BERNARDA ALBADe Federico Garcia Lorca (Pièce écrite en 1936). 8 personnages : La grand mère, la mère et les 5 filles et la servante.
La troupe : 7 femmes  et 1 homme âgés de 70 à 90 ans et 1 Metteur en scène Simone RIST.
Compagnie « Champs Mêlés « 60 et + ». Représentations 13,14 et 15 Décembre 2019
 
THEATRE… en fin de parcours !  Le témoignage de Nancy de La Perrière  
Qui aurait cru qu’à 90 ans je monterais sur les planches … certainement pas moi avant de l’avoir fait ! Je commence par la fin, c’est-à-dire le résultat. Il fut brillant : je fus chaudement félicitée, pour mon rôle de Bernarda, dans la pièce de Federico LORCA, « la Maison de Bernarda Alba » Satisfaction d’amour propre à ne pas négliger, en ces temps d’avenir incertain !
Mais revenons au début de l’aventure, qui remonte à plusieurs années. A l’origine – vous ne serez pas surpris – il y a OLD’UP et Marie-Françoise FUCHS.  Metteur en scène professionnelle qui a monté nombre de pièces en Allemagne et en France, Simone RIST a eu l’idée de proposer d’initier au théâtre des volontaires d’un âge certain. Il se trouve que l’Association ne rémunère pas  de prestataires dans ses rangs. OLD’UP a donc proposé à des membres éventuellement intéressés de se signaler et de vivre cette expérience à leurs frais, tout à fait abordables. Ce qui fut fait, à raison d’une séance de 3h par semaine. Plusieurs d’entre nous ont manifesté leur intérêt et Marie-Françoise elle-même !
Initialement, un certain nombre de textes ont été choisis pour être lus, mémorisés. Il s’agissait d’un entraînement et aussi d’une mise en condition  corporelle. Au fil des semaines, plusieurs d’entre  nous se sont désistés, pour diverses raisons personnelles, dont M.F. FUCHS : son emploi du temps, surchargé… ne lui permettait pas la disponibilité nécessaire.
Peu à peu, s’est mis en place un petit groupe, devenu stable, avec la présence  très appréciée d’un collaborateur de Simone, Jean-Marie, qui a bien voulu se travestir en femme.
Une pièce est choisie. Les rôles exclusivement féminins sont attribués, au fur et à mesure des répétitions. Nous ne sommes pas encore sûres de la jouer, cette pièce, mais nous travaillons…surtout collectivement, chaque lundi.
Apprendre à respirer : ce n’est pas une mince affaire, surtout pour moi ! Apprendre à se détendre, ou à se mobiliser, à bouger, à regarder, à se détourner… Que chaque geste soit précis, adressé et signifiant. Que le personnage, intégré (ce n’est plus moi qui suis présente) soit continuellement sur scène, même quand il n’intervient pas, cela ne va pas de soi. Inlassablement, Simone a corrigé ma diction, le ton de ma voix, les accentuations inopportunes.
Il reste que tout cela est extrêmement intéressant !
De première importance : chaque lundi – et beaucoup plus souvent pendant les semaines qui précédaient  la représentation – nous nous retrouvions, les mêmes, devenues vraiment amies et entr’aidantes. Nous savions que nous pouvions compter les unes sur les autres lorsque nous étions en même temps sur la scène.
Il me reste à dire un grand merci pour cette initiative et son pari risqué et gagné !
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 Du théâtre ? Pourquoi pas !   "Belle aventure. Belle expérience. Pourquoi s’en priver, il n’y a pas d’âge pour oser". Le témoignage de  F.P.
Pour la plupart d’entre nous (âgés de 70 à 90 ans)  c’était une première.
Je voulais  participer à une activité qui fasse travailler mes « petites cellules grises », j’ai été servie !
En fait, cela  n’a pas été trop difficile. Lorsque l’on remet sa mémoire en route, lorsqu’elle est sollicitée , elle remarche.
Apprendre, c’est surtout du temps, de la volonté, de l’acharnement.
Répéter, répéter, répéter son texte.
Seule, à deux, à voix haute, à voix  basse, en s’endormant …
A chacun de trouver ce qui fonctionne le mieux pour soi.
Parfois aussi , c’est  frustrant  car il faut renoncer à  une lecture
tentante, un film à la TV .…
Mais une pièce de théâtre, c’est un texte composé de  monologues, de dialogues …
Une fois sa  propre « partition »  sue parfaitement , il faut aussi apprendre le déroulement de la pièce,  connaître  les répliques (pas forcement par cœur) de ses  partenaires. Il faut être suffisamment  familiarisé et à l’aise avec le déroulement de l ‘histoire pour  que, en cas de « trous », d’oublis,  l’on puisse s’adapter, rebondir, improviser. Cette étape  de l’apprentissage m’a paru plus difficile. Mais c’est  à partir du travail en atelier, en jouant scène, après scène, que le déroulement de l’histoire s’inscrit dans la mémoire.
La mise en scène,  le costume , les accessoires … tout cela vient illustrer, renforcer l’action, l’image.
Le jeu sur scène,  c’est un travail d’équipe, c’est le plaisir d’être en groupe, chacun  encré dans son « personnage » , c’est  s’amuser,  s’interpeller,  se répondre,  partager, construire quelques chose ensemble.
Le théâtre, c’est aussi une gestuelle à apprendre, de la souplesse,  faire de grands gestes bien distincts… et  c’est la voix .
C’est respirer,  c’est parler fort, moins fort, clairement,  pour être entendu des spectateurs.
Faire du théâtre, cela demande de dépasser  ses complexes, ses blocages, ses mauvaises postures, ses  manies gestuelles …
Après la phase d’apprentissage, c’est la représentation. La  vraie scène, le public , c’est « la cerise sur le gâteau » !
C’est aussi un grand moment de stress mais également un grand moment de plaisir que la troupe partage.
Belle aventure. Belle expérience.Pourquoi s’en priver, il n’y a pas d’âge pour oser.
Et les petites « cellules crises » avec un peu d’exercice savent  encore s’activer , ça fonctionne !!!
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"Moi, Adela, je devais retrouver la fougue de mes 20 ans : pas facile quand on en a 85 !"  Le témoignage de Laure Brandt
Notre expérience de théâtre, avec 2 ans de répétitions, fut une véritable aventure, éprouvante parfois, mais aussi très gratifiante. Apprendre le métier de comédien est d’une grande complexité. La rigueur de Simone, notre metteur en scène, réussit à nous faire sortir de  nous-mêmes. Nous étions des personnes âgées, de 70 à 9O ans, prisonnières de nos bonnes manières… Il fallait se laisser traverser par la violence de ces femmes enfermées dans leur maison endeuillée, sous le soleil de plomb de l’Andalousie, et l’autoritarisme de la mère. Moi, Adela, je devais retrouver la fougue de mes 20 ans : pas facile quand on en a 85 ! Il y a eu le travail intense de mémoire : connaître par cœur ses répliques et celles de ses partenaires, pour savoir rebondir, s’adapter en cas de « trous ».
Et enfin, l’apothéose de la finale… Braver les angoisses, se lancer dans la lumière et oublier qui on est, pour se glisser dans la peau du personnage.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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