ACTUALITES

> L'association OLD'UP est heureuse de vous annoncer la naissance officielle de OLD’UP Occitanie !
Plus d'informations ici

> les OLD'UPiens sur TF1 : "C'est quoi cette question ?"
épisodes à voir : jeudi 25 juillet 20h50, dimanche 28 juillet 11h50, dimanche 4 août 11h50, samedi 10 août 19h50, dimanche 11 août 11h50, mardi 13 août 13h30, jeudi 22 août 20h50.
les épisodes version longue sont déjà disponibles sur mytf1 : https://www.tf1.fr/tf1/cest-quoi-cette-question

> Prochaines conférences :
- "Comment mener une transformation réussie ?" (05&06/09)
- "Congrès des âges et du vieillissement" (23&24/09)
- "Si vieillir libérait la tendresse ?" Cycle Les 5 à 7 de OLD'UP (30/09)
> Intervention de Philippe Gutton à Nîmes :
« Faire résonner la parole des personnes isolées »
à retrouver sur le site de OLD'UP : ici
ou directement sur le site de MONALISA : ici

 

Billets d'humeur / Ouvert aux commentaires pour les adhérents OLD'UP

--------------------------------------------------------------------------------------------------------

RUBRIQUE OUVERTE AUX COMMENTAIRES DES MEMBRES
Pour écrire un commentaire dérouler le texte jusqu'en bas de cette page.
Vous pouvez aussi écrire dans le carré qui s'affiche en bas de la page NOS ACTUALITES en cliquant ici >>> 
https://www.oldup.fr/atelier/nos-actualites/939

Sont publiés ici les textes ou billets d'humeur que les membres de OLD'UP souhaitent partager ! Bonne lecture !
Tous les billets figurent en bas de page en pdf imprimables.   (Déroulez pour descendre en bas de la page)

Vous aussi... pouvez écrire et être publié... Vos billets d'humeur seront les bienvenus !
A envoyer à : contact@oldup.fr

A lire aussi :
- en page d'accueil : des témoignages de membres,
- dans la page NOS GROUPES : des témoignages concernant la participation aux groupes de parole de OLD'UP,
- dans la page ACTIONS DE TERRAIN : quelques billets publiés en réaction aux évènements du... terrain,
- dans la PAGE D'ACCUEIL (en cliquant sur OLD'UP en haut de page) carré "des livres, des sites" :
http://www.oldup.fr/content/des-livres-et-des-sites : l'avis de lecteur de OLD'UP à propos de livres qu'ils ont lus et qui les ont fait réagir.

Des billets de... bonne humeur, d'avenir, humeur poétique, zoologique, réflexive, verte, joyeuse, vagabonde, légère, grave, philo, contemplative, chagrin, gilets jaunes...et billet d'une jeune fille.
 
> juillet 2019 : billet d'humeur " digitale et pédagogique" de Claude Caillart.  Savez-vous "scroller" chez vous, à la mode, à la mode de chez nous ?
En français bien de chez nous, il s'agit simplement de réussir à faire défiler votre écran devant vos yeux étonnés . Ou si vous préférez, de dérouler un texte pour descendre en bas de page.
Votre doigt doit s'entrainer à glisser vers le haut de l'écran pour faire descendre le texte vers le bas . Le paradoxe peut surprendre .
Pour vous aider, j'ai demandé à un Petit Prince du digital : "S'il te plaît, dessine-moi un bouton !" Il a trouvé l'idée intéressante, et sur son bouton , il a tracé l'image d'un petit doigt, dirigé vers le haut, avec une légende très sobre : "Descente" . Pour faire descendre, le doigt doit faire monter. Merci, Petit Prince, tu nous as montré la voie .
Il y a quelques années, un humoriste nous disait déjà : "Si vous descendez, montez-donc : vous verrez le petit comme il est grand".
Tout change, et rien ne change, sous le soleil.
 
> juillet 2019 : billet d'humeur de Paule Giron. Merci à la revue des deux mondes.
Ceux qui pensent que dans la société actuelle, on ne nous donne pas assez à penser, à réfléchir, à faire fonctionner  consciences qui manquent d’air par manque d’oxygène ( !) peuvent se réjouir : “La revue des deux mondes“ nous apporte juste ce qui nous manque : des sujets traités avec intelligence.
Son numéro de Juin attaque sur la haine, sentiment dont est pétri l’âme française, et qui nous vient de la Révolution : haine des élites, haine du président, haine des médias, haine des Juifs comme d’habitude. Pour Valérie Toranian cette haine fait vraiment partie de notre legs révolutionnaire . “Il y a toujours, dit  Ran Halévi, des aristos à maudire, des immunités à pourfendre et un pouvoir à faire vaciller faute de l’abattre“.
De la haine révolutionnaire, on passe à la haine de soi, à celle des femmes tondues à la Libération, à celle de la première dame confondue avec Marie-Antoinette, à celle des Juifs au nom des lumières. 195 pages sur le thème, bien vues, bien dites, et ô combien nécessaires. De quoi rincer nos têtes d’une pollution irrespirable, journalière et collante “pratiquée par des adolescents qui n’auraient pas renoncé à leur illusoire toute-puissance infantile“.
 
> juillet 2019 : billet d'humeur "Passage à traverser" de Claude Caillart
Gamin, il  avait appris à attendre : pour traverser la rue, le bonhomme en face doit être vert .
Près de lui, une vieille dame marmonnait, les bras croisés :
- Pas au vert, pas ouvert ; pas au vert, passe au vert...
Le bonhomme passant au vert, l'enfant prit la main de la dame, et l'entraîna ; ils traversèrent.
La dame psalmodiait :
- Passe au vert, pas ouvert ...
Ils avaient traversé sans encombre.  Le gamin, satisfait du devoir accompli, voulut lâcher la main de la vieille dame, mais elle se cramponnait :
- Tu serais gentil de me ramener d'où nous venons ? Je n'avais pas besoin de traverser.
Il s'exécuta, grimaçant un sourire.
- Oui Madame... Bien sûr Madame ... Avec plaisir, Madame.
Arrivés à leur point de départ, la dame remercia, s'expliquant doucement :
- Tu sais, je ne cherche pas à passer de l'autre côté. Je me contente de regarder les vieux qui passent sans regarder le signal. Tôt ou tard, l'un d'entre eux va tomber  sous une voiture ou se faire renverser par une trottinette. Et je pourrai alors l'aider et l'accompagner, s'il n'est pas trop mal en point. En attendant qu'il vienne, je veille la couleur du bonhomme d'en face, celui  qui règle la circulation; mais je n'y vois plus très bien, et je ne distingue pas toujours les couleurs. Alors, pour passer le temps, je marmonne, et je chantonne. Par exemple, à partir des vieilles chansons de Brassens, je brode. Et elle se mit à chevroter :
- Enfants, voici les vieux qui passent. Au rouge, au vert, ils vont passer.
L'enfant avait bien entendu : il salua et prit congé. Il se garde, désormais, de saisir les mains qui ne se tendent pas.
 
> juin 2019 : billet d'humeur féministe de Claude Caillart et Paule Giron.
Envoyé par Claude Caillart à Paule Giron, ce joli texte de Myriam Beaugendre prélevé dans “Les sept nuits de la Reine“ de Christiane Singer. (Fin de citations !) : « J’ai compris que nous ne pouvons affronter le jour que lorsque nous avons la nuit en nous. Pourquoi sept nuits, me demanderez-vous ? Parce que Dieu a créé le monde en sept jours et qu’il a donné aux femmes la garde des nuits. Il faut en comprendre la raison : les nuits sont trop immenses, trop redoutables pour les hommes. Non que les femmes soient plus courageuses ; elles sont simplement plus à même de bercer sans se poser de questions, ce que la nuit leur donne à bercer : l’inconnaissable »
 
> juin 2019 : billet d'humeur espiègle de Claude Caillart. Un espiègle respect, porté à Michel SERRES, me pousse à l’irrespect :J’avais déjà relevé la même assertion , qui m’avait poussé naguère à écrire à son éditeur. Aucune réponse.
Dans le  récent numéro hors série de Philosophie Magazine , notre philosophe persiste : Athéna serait sortie armée et casquée de la cuisse de Zeus. Horresco referens :  Athéna est sortie de la tête de Zeus, fille de Métis, sauf erreur. De la cuisse est sorti Dyonisos, dieu de la vigne, du vin, et de la démesure. La tête ou la cuisse ? Où est la vérité ? D’où sort-elle ? Qui nous la dira ? L’Académie Française, ou celle des lecteurs ?
 
> juin 2019 : billet d'humeur philosophique de Paule Giron :
« Philosopher c’est faire du bien à l’intelligence. En conséquence, c’est faire reculer la stupidité ».
C’est Bertrand Vergely qui nous le dit, dans  un livre percutant : « Notre vie a un sens » (Albin Michel).
On le dit volontiers théologien, il s’en défend : « Je ne suis qu’un artisan philosophe auquel la question de Dieu n’est pas indifférente ». Et d’ailleurs, il prévient : « Attention, dit-il, l’idée de Dieu pourrait ne pas être stupide ! ». Après avoir tourné autour du pot pour dire « Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit », il annonce la couleur : « Il faut sortir du Dieu moral pour retrouver le Dieu vivant » dit-il en citant Nietsche. Partant de cette « hypothèse », il confirme que notre vie a bien un sens et pas n’importe lequel. La notion de transcendance est remise au centre de l’humain, lequel retrouve le souffle qu’on lui avait squeezé dans une vision matérialiste et horizontale moderniste. Bien calés dans un fauteuil confortable, nous voyageons avec l’auteur et tous les penseurs qui nous ont fabriqué le « cul de sac » dans lequel le sens de la vie s’est retrouvé coincé. Passionnant. Intelligent. Facile à lire à condition de s’octroyer des pauses. Digestion entre les chapitres. A condition aussi de ne pas être trop bardé de certitudes. C’est de l’ouvert qu’il propose, pas une nème idéologie.

> juin 2019 : billet d'humeur de Nicole Valcke :
GULF STREAM... Ce courant chaud évoque pour moi la résonance. Celle qui circule dans la rencontre !
La rencontre dans un paysage : l’herbe semée de fleurs, les troncs d’arbres qui s’élancent… le bruit des feuilles, le vent doux et chaud. Je suis remplie et me laisse entourer. J’accueille en moi le Gulf Stream.
La rencontre par le regard… Curieuse, cette circulation qui circule  par l’accueil… Est-ce que j’ose me laisser rejoindre, nourrir, remplir ? Pour finalement m’embarquer dans l’inconnu, en faisant confiance à cette belle chaleur humaine, à cette circulation de beauté, de bonté ?
La résonance dans la musique… Cantates  de Bach…
La résonance par l’architecture… Guggenheim à Bilbao…
Nous avons vraiment besoin du Gulf Stream.

> juin 2019 : billet d'humeur enthousiaste de Paule Giron :
Tout le monde connait Boris CYRULNIK, le neuropsychiatre « inventeur » de la résilience et des enfances fracassées comme fut la sienne qui lui servit de fil rouge pour décrire le parcours d’une âme en souffrance vers une possible résurrection.
Dans son dernier livre « La nuit, j’écrirai des soleils », il s’entoure de quelques écrivains célèbres, fracassés comme lui dans l’enfance et qui utilisèrent comme lui, cette étrange résilience : l’écriture.
Ecoutez ce qu’il en dit :
« Combien d’enfants aux vies fracassées ont combattu la perte avec des mots écrits !
- Pour eux, le simple fait d’écrire changea le goût du monde.
- Le manque invite à la créativité, la perte initie à l’art.
- Une vie sans action, sans chagrins n’est qu’une existence sans plaisirs et sans rêves. Un gouffre de glace.- Crier son désespoir n’est pas une écriture. Il faut chercher les mots qui donnent forme à la détresse, pour mieux la voir hors de soi. Il faut mettre en scène l’expression de son malheur.
« En écrivant, en raturant, en gribouillant des flèches dans tous les sens, l’écrivain raccommode son moi déchiré. Les mots écrits métamorphosent la souffrance. »
Qu’il s’agisse d’un livre ou bien d’une toile, qu’il s’agisse d’une femme pour un homme ou d’un homme pour une femme ou qui que ce soit d’autre, le livre de Boris Cyrulnik m’évoque un autre fracassé qui avait pris la plume pour chanter :
« Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu’un cœur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de ma montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement. »
Tu m’as pris par la main dans cet enfer moderne
Où l’homme ne sait plus ce que c’est que d’aimer
«  J’ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines »
Ce paumé-là devenu poète, c’était Jean Ferrat.
A lire absolument et à faire lire

> juin 2019 : billet d'humour philosophique de Paule Giron :
Un jour, pour plaire sans doute à de Gaulle, l’un de ses ministre avait dit :
« Ce qu’il faudrait c’est éradiquer les cons » ! Le Général avait élevé les bras au ciel indiquant l’amplitude de la tâche, et avait répondu :   -Vaste programme !
En y repensant, je me disais que l’ennui du programme en question c’est que tout le monde évoquait son voisin mais jamais lui-même en matière de connerie. Moralité : Comment voulez-vous qu’on s’en sorte ?

> juin 2019 : billet d'humeur de Marie-Claire Chain :
A Propos du film de LELOUCH «  Les plus belles années d’une vie »
Jean Louis Trintignant et Anouck Aimée reprennent 50 ans après leur rôle dans « Un homme et Une femme » que j’avais aimé à l’époque.
Aujourd’hui l’émotion est intense en les retrouvant avec des visages marqués par les épreuves du temps mais l’intensité des regards est intacte, l’attention silencieuse et les voix malicieuse chez Jean Louis et si douce chez Anouck. Le film est traversé de flash-back rappelant le grand amour de leur jeunesse. Malgré les infidélités de la vie la profondeur de l’amour n’a jamais cessé, elle est là présente dans les attentions les gestes, la mèche de cheveux d’Anouk qu’elle relève avec grâce, la lumière du sourire de Jean-Louis, l’intensité de son regard laisse deviner que des bribes de mémoire sont toujours là.
C’est émouvant souvent très beau malgré des maladresses (des longueurs sur certains plans de visages, et une course dans un Paris désert qui n’a pas lieu d’être dans ce film), ne vous privez pas. Allez voir ce joli film qui exprime avec tendresse et charme, que la vie continue.

 
Les billets d'humeur de 2016, 2017 et 2018  ET PREMIER SEMESTRE 2019 sont archivés ci-dessous en documents pdf.

Si vous êtes membre de OLD’UP, vous pouvez, en bas de cette page, lire les 12 commentaires et vous-même participer en déposant votre avis.